Alors que la plupart d'entre nous rêvaient (et rêvent toujours) de retrouver un scénario signé "Tim Burton" dans son cinéma habituel, Dark Shadows confirme l'habilité du réalisateur dans l'adaptation cinématographique d'oeuvres qui ne sont pas de propre cru.
Si le travail de fond de sa version du chef-d'oeuvre de Lewis Caroll avait laissé un certain goût d'inachevé, Burton a ici le mérite de proposer un divertissement qui contient les nombreuses caractéristiques qui avaient donné à la série Dark Shadows ses lettres de noblesse.
L'aspect visuel et l'esthétique au contraste prononcé entre le Manoir Collins et la ville côtière tient ses promesses, et on ne peut que saluer une fois de plus la maîtrise incontestable du grand Tim dans le domaine de l'image. Une maîtrise dont il fait preuve depuis ses débuts et qui ne lui a jamais fait défaut.
La bande originale contribue quant à elle indubitablement aux ambiances contrastées du film, sans pour autant se démarquer de manière conséquente. Elle remplit néanmoins ses objectifs, confortant par ailleurs l'osmose du duo Elfman / Burton.
Le casting est de qualité, sans fausse note mais tient essentiellement sur les épaules de Mr Depp, qui devient tout aussi important que son réalisateur dans les différents films qui les réunit. Eva Green est néanmoins à son aise, et sa maitrise de la langue donne à son personnage le piquant nécessaire pour offrir un "adversaire" de taille.
Le finale, empreint d'un délire mineur rappelant les vieux films du cinéaste, permet de conclure l'histoire de la bonne façon. De même que le dénouement cliché façon Twilight confirme l'ironie du film sur le mélodramatique, ainsi qu'un grand amour pour la série B.
Si Burton ne signe pas son plus grand film avec cette adaptation il livre toutefois un divertissement aux grandes qualités visuelles, une déclaration d'amour à la série B.


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